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Comment faire une photo d'identité qui ne revient pas

Une photo d'identité n'est pas une image de votre visage à une certaine taille. C'est un jeu de mesures, et celles qui échouent ne sont presque jamais celles qui inquiètent. Voici ce qui est réellement mesuré, quels chiffres veut quel pays, et quoi faire face aux formulaires qui refusent un fichier parce qu'il est trop petit.

Ouvrir Photo d'identité Choisissez un pays et un document pris en charge. Exigences et repères sont distingués.

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La réponse courte

Tenez-vous à un mètre cinquante d'un mur uni et éclairé régulièrement — pas collé contre lui. Demandez à quelqu'un de tenir le téléphone à hauteur de vos yeux et de prendre la photo. N'utilisez pas la caméra avant à bout de bras. Ouvrez ensuite la Photo d'identité, choisissez votre pays et votre document, faites glisser les quatre points sur le sommet du crâne, le menton et chaque pupille, puis appuyez sur Ajuster au cadre.

Tout ce qui suit explique pourquoi chacune de ces phrases est là, et quoi faire quand les chiffres tombent quand même à côté.

Ce qui est réellement mesuré

Toutes les normes de photo d'identité du monde sont des variations d'un même document : le Doc 9303 de l'OACI, celui qui rend un passeport lisible par machine à une frontière. Il contraint deux choses sur l'image, et ce ne sont pas les deux auxquelles on pense.

Le format du tirage — ⁦35 × 45⁩ mm dans la plus grande partie du monde, ⁦2 × 2⁩ pouces aux États-Unis et en Inde, ⁦50 × 70⁩ mm au Canada — est la partie facile, et c'est celle que la plupart des outils réussissent avant de s'arrêter là. Avoir la bonne forme et la mauvaise hauteur de tête donne une photographie qui a l'air parfaitement correcte et qui est refusée.

La carte des exigences pour une photo de passeport des États-Unis : deux pouces de côté, la tête entre un et un et trois huitièmes de pouce, un fond blanc, et une note nommant l'autorité d'où viennent les chiffres.
Les règles d'un document, au même endroit, avec leur source nommée. Tous les chiffres dont parle le reste de ce guide sont sur cette carte.

La hauteur de la tête est celle que tout le monde rate

Il y a deux raisons, et elles tirent en sens inverse.

Le problème du selfie. Un bras fait environ soixante centimètres. Un objectif à cette distance déforme le visage — le nez grossit, les oreilles rétrécissent — et remplit le cadre de tête, si bien que le recadrage contenant toute votre tête ne laisse presque aucune marge autour. Certains pays refusent la déformation à elle seule. Faire tenir le téléphone par quelqu'un à un mètre cinquante, puis recadrer ensuite, règle les deux d'un coup.

Le problème de la naissance des cheveux. «  Sommet du crâne  » veut dire le point le plus haut de votre tête, cheveux compris, tels qu'ils sont. Les gens marquent la naissance des cheveux à la place, ce qui raccourcit la tête mesurée par rapport à la vraie, et fait sortir tous les recadrages avec une tête trop petite. Si vos cheveux sont hauts ou volumineux, le sommet du crâne est leur sommet à eux.

Et les fourchettes ne sont pas les mêmes partout, ce qui piège justement ceux qui ont déjà fait l'exercice. Le Royaume-Uni demande 29 à 34 mm dans un cadre de 45 mm. L'Allemagne et le visa Schengen demandent 32 à 36 mm dans le même cadre. Une photo recadrée selon la règle allemande est tout en haut de la fourchette britannique, voire au-dessus, et une photo qui est passée pour un visa Schengen peut revenir de Durham.

C'est le fond qui fait vraiment refuser les photos

Presque personne n'envoie une photo avec une bibliothèque derrière. En revanche, énormément de gens en envoient une prise à trente centimètres d'un mur blanc, avec l'ombre grise et douce de leur propre tête dessus. «  Fond uni et clair  » n'est pas une remarque sur la peinture. C'est une remarque sur les ombres.

Trois choses règlent la quasi-totalité du problème :

À noter : l'OACI préfère le gris clair au blanc. Il détache du fond un visage clair, et les cheveux foncés aussi, là où le blanc pur ne fait ni l'un ni l'autre. Plusieurs pays écrivent «  blanc ou blanc cassé  » et veulent dire «  uni et régulier  ».

Ce qu'un examinateur humain regarde

Aucun outil ne peut mesurer cela, d'où un paragraphe à part. C'est aussi, pris ensemble, la deuxième cause de renvoi d'une photographie.

Format d'impression, ppp, et pourquoi un fichier s'imprime à la mauvaise taille

Une image numérique n'a pas de taille physique tant que quelque chose n'a pas décidé combien de ses pixels tiennent dans un pouce. Ce nombre est inscrit dans le fichier — et quand un navigateur écrit un JPEG, il remplit ce champ par «  ceci est un rapport de proportions, pas une résolution  ». Le fichier ne dit donc rien de sa taille, et ce qui l'imprime devine.

C'est pourquoi une photo comptant exactement le bon nombre de pixels peut quand même sortir du labo à la mauvaise taille. ⁦413 × 531⁩ pixels font ⁦35 × 45⁩ mm, mais seulement à 300 ppp, et seulement si le fichier le dit. Tout outil sérieux l'y inscrit ; la Photo d'identité réécrit ces quelques octets directement, sans décoder l'image.

300 ppp est le plancher que presque toutes les spécifications indiquent. 600 est ce qu'utilisera un bon laboratoire, et cela ne coûte que du poids de fichier.

Les règles de poids de fichier qui ont un plancher

Les formulaires en ligne sont plus stricts que le papier d'une façon qui surprend : plusieurs imposent un poids minimum en plus d'un maximum.

La raison du plancher est raisonnable — un fichier en dessous est d'ordinaire une vignette envoyée par erreur — et la conséquence est gênante. Une photographie de ⁦200 × 230⁩ fait 46 000 pixels. À la meilleure qualité qu'un navigateur écrira, elle peut encore tomber à 15 Ko, et il n'y a aucun moyen de l'alourdir en compressant moins, puisqu'il n'y a pas de «  moins  ».

Le remède honnête est le remplissage : un JPEG peut porter un segment de commentaire, tous les décodeurs le sautent, et en ajouter un allonge le fichier sans changer un seul pixel de l'image. C'est ce que fait l'outil, et il écrit dans ce remplissage une phrase en anglais qui le dit. Méfiez-vous de tout ce qui atteint le plancher en agrandissant votre photo à la place — c'est de la vraie qualité jetée pour atteindre un chiffre.

Les imprimer soi-même, pour pas cher

Une cabine facture plusieurs euros pour six photographies. N'importe quel comptoir photo tire un ⁦10 × 15⁩ pour quelques centimes, et un ⁦10 × 15⁩ contient huit photos de ⁦35 × 45⁩ mm avec de la place pour les ciseaux.

Deux points à ne pas rater lors de l'envoi :

Pourquoi rien de tout cela n'a besoin d'un envoi

Chaque étape ci-dessus est de l'arithmétique sur une image que votre propre machine a déjà décodée : un rectangle de recadrage, une mise à l'échelle, une moyenne de couleur, un encodage JPEG et une poignée d'octets dans un en-tête. Rien là-dedans qu'un serveur puisse faire et qu'un navigateur ne puisse pas.

Et cela mérite qu'on s'y arrête, à cause de ce qu'est le fichier. Une photo d'identité est une image de votre visage, et en envoyer une à un site lui apprend votre visage, le pays dont vous demandez le document, et à peu près la date de la demande. Les outils photo qui exigent un envoi exigent en général un compte aussi, et la combinaison est une base de données faite exactement de cela. Il n'y a aucune raison technique qu'elle existe. Voyez comment savoir si un outil a vraiment besoin de vos fichiers pour les quatre vérifications qui séparent ceux qui en ont besoin de ceux qui n'en ont pas.